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François de Casabianca


 

« Certains paysages me captent et me fascinent par la paix et l’harmonie qu’ils dégagent : je les ressens comme une invitation à communier avec la respiration du monde. Alors, distillant la subtilité des couleurs, comment ne pas être pris d’une envie de peindre pour partager cette émotion reçue ?...

La vie citadine, avec toutes ses tensions, a fait de nous des étrangers à la nature : nous ignorons ce contact sensuel du paysan avec elle, contact qui est tellement nécessaire pour pacifier notre esprit, l’oxygéner et le nourrir.

Je crois que nous avons chaque jour à réapprendre à regarder, à savourer les couleurs, les arômes, les sons.

Cela devrait nous apporter plus de sérénité, et nous rendre ainsi plus disponibles àla vie, aux rencontres, en définitive au bonheur…».

 La peinture de François de Casabianca s’inscrit dans une droite ligne qu’on pourrait qualifier de néo-fauve. À cela s’ajoute une spécificité, endogène, qui n’est autre que l’insularité Corse.

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Julien Truchon 
 

Julien Truchon crée et expose son travail en Corse depuis 2007, à Patrimoniu, terre dans laquelle il puise son inspiration. L’atelier, situé entre mer et montagne, fut crée en 1983 par son père, André, l’un des premiers tourneurs céramistes en Corse .

Plongé depuis son enfance dans l’univers de la céramique, Julien, n’était pas prédestiné à la reprise de l’activité. En 2002, il choisit de s’en extraire pendant quelques années et obtient une licence d’Economie à l’Université de Montpellier. Ce parcours engendrera un retour aux sources puis une prise de conscience de l’expérience créative.

En 2005, Julien choisit la Céramique et part suivre une formation de « Tourneur en Céramique » en Bourgogne, à Saint Amand en Puisaye. Cet apprentissage intensif de deux années lui permet alors d’aborder ce métier avec technique et rigueur.

Lauréat du prix « Sema Jeune » Métiers d’Art pour la région Corse, Julien conclu sa formation par un voyage initiatique à Bizen, au Japon où il rencontrera les potiers japonais pratiquant la cuisson traditionnelle au bois.

Après quelques années en solitaire, il agrandit l’entreprise et est rejoint par André-Louis, illustrateur de métier, puis à la Boutique par Orlane, historienne de formation.

L’Atelier Julien Truchon est spécialisé dans les arts de la table et collabore avec de nombreux restaurants depuis 2010. Il est agrémenté d’un Shoowroom où vous pouvez découvrir les œuvres.

Aujourd’hui, une nouvelle voie est empruntée, celle de la décoration, avec la réalisation d’installations murales et suspendues.

 

 

Le billet artistique de Denis Filippi 

De la terre 

Vos pieds pourront fouler la terre d’autres chemins. Vous pourrez déambuler dans les ruelles aux maisons blanches de Chaouen, village marocain à flanc de montagne ou aller et venir d’une rive à l’autre dans une Prague désertée grâce aux peintures de François de Casabianca exposées à la Galerie Noir et Blanc de Bastia du 16 novembre au 12 décembre. Laissez-le vous emporter sur les routes méditerranéennes et par-delà les océans. Guadalajara aux briques colorées, Mojacar qui s’étend dans le silence profond et brûlant d’un soleil andalou, Cordoba où les hommes ont disparu pour ne laisser place qu’à l’éternité des pierres, l’écho des guitares et les senteurs d’oliviers. Venise et ses ombres amoureuses et enlacées qui glissent sur les canaux, bercées par un canotier anonyme. Simena dont la plage appelle d’autres îles car François de Casabianca est insulaire et cette insularité se retrouve dans son œuvre. Les côtes escarpées d’Isla Negra, Enna, surgissant au bout d’un chemin sicilien et bien évidemment sa Corse natale, tant de fois représentée dans ses peintures. L’artiste vous conduira d’Erbalunga à Morsiglia, de Pinu à Saint-Florent dans la magnificence des paysages,la multitude de panoramas, les florilèges de couleurs, l’abondance de pins parasols, de pins maritimes, de chênes verts, de vallées verdoyantes, de ports centenaires tenant bon face au sel et aux vents. De villages en villages, d’horizons en horizons vous resterez figé face aux paysages et à la diversité des ciels, pour ne pas dire des cieux.

A la fois matière première des céramiques et portée philosophique de ses créations, la terre est omniprésente dans le travail de Julien Truchon. Cette terre, bien connue du tourneur en Céramique, se transforme au fil des jours en installations murales, se décline dans l’Art de la table et s’invite dans des palaces. Dans son univers se côtoient des sculptures suspendues dans les airs ; des assiettes, écrins des plats passés par les feux de Thierry Marx et Marc Veyrat toutes pétries dans la même terre gorgée de la même eau. Si le sculpteur s’est tourné il y a quelques années vers l’Orient pour entreprendre un voyage initiatique au Japon afin d’y découvrir les célèbres poteries rustiques de Bizen il n’en reste pas moins attaché à la source, à la terre natale, aux natifs. En témoignent « I Nativi », ses statues exposées, qui portent l’histoire, le souvenir, la puissance de leur terre. Produits de la transformation des quatre éléments naturels, ils prennent vie dans leur expression et dans nos face à face. Ils semblent vouloir parler et si vous tendez l’oreille, peut-être percevrez-vous le murmure et le souffle qui leur donnent tant de profondeur. Vous pourrez aussi plonger dans leur regard pour y ressentir leur force et leur énergie et y puiser l’éternité qui en jaillit.

La Galerie Noir et Blanc, Julien Truchon et François de Casabianca mettent chacun à leur façon la terre à l’honneur dans cette exposition qui s’annonce déjà d’une rare alacrité.

 Denis Filippi a publié le roman    Mazzera 3.0    Kindle Edition

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